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    [RP Historique] Daniela Vongola, la Huitième.

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    Delirium Queen

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    [RP Historique] Daniela Vongola, la Huitième.

    Message  Delirium Queen le Mer 26 Fév - 1:48

    Daniela Vongola, la Hutième.
    L'histoire d'une femme mafieuse.



    Daniela Vongola n'avait jamais été une véritable demoiselle. Elle préférait courir dans les rues, en compagnie des garçons qu'elle avait rencontrés plusieurs années auparavant. Ils avaient essayé de la racketter, après qu'elle soit intervenue pour sauver la peau de l'un d'entre eux, et il lui avait suffi de les regarder droit dans les yeux pour qu'ils comprennent qui était cette étrange gamine. Ces hommes, quelques années plus tard, allaient devenir des gardiens redoutables. Ils protégeaient leur Dame sans rien demander en échange, ne se souciant que de ce sourire qui année après année fanait et se perdait à travers des crises de larmes. Ils le savaient tous, Daniela n'avait jamais voulu cette place, jamais la Huitième n'avait eu envie d'être une Vongola. Et ils ne pouvaient rien faire, laissant leur poupée continuer à valser sur cette scène, attendant qu'elle chute pour la rattraper et l'emmener le plus loin possible.

    Daniela n'avait jamais été très féminine, ni très grande. Ses cheveux ne poussaient pas plus bas que ses épaules, ses yeux mordorés - parfois orangés - séduisaient les grands hommes. Elle était plate comme une limande, le peu de poitrines qu'elle réussit à gagner après des années d'adolescence difficiles ne changea rien à son apparence. Daniela n'avait pourtant rien à envier à toutes ces femmes. Elle n'avait pas la même taille de guêpe que les filles qui se baladaient dans les rues, ni de belles robes - qu'elle laissait dans son armoire. La fille du Septième était belle, à sa façon. Elle était parfaite aux yeux de ses hommes et rien ne comptait aux yeux de la Boss.

    Il n'y a qu'une seule personne que craignaient les futurs gardiens. Daniela Vongola. Ils connaissaient tous la rue, ils y vivaient, volaient, mendiaient. Ils connaissaient les petites frappes et autres chefs de gang, mais tout le monde connaissait le Septième, personne ne savait qui était cette gamine aux yeux qui étincelaient quand elle s'énervait dans un italien précipité et trop poli. Mais ils apprirent rapidement. Elle n'était pas personne.Elle était le futur chef de toute la basse racaille de leur Sicile natale et elle leur avait fait comprendre un jour d'été.

    Il faisait chaud, vraiment très chaud. La petite bande avait organisé un vol dans un petit commerce qui avait mal tourné. Atos avait été attrapé, pour être aussitôt jeté à terre et frappé par le gros marchand. Quelques passants regardaient le spectacle et le gamin des rues encaissait en gémissant. Il avait beau avoir l'habitude de ses coups, il n'aimait pas cette douleur. L'homme sortit un couteau de sa ceinture, l'attrapant par les lambeaux de son haut et lui pointa sous la gorge. Personne ne comprit ce qu'il se passa ensuite, mais Daniela était là. Elle l'avait fait tomber à terre, retournant son arme contre lui. Sa belle robe blanche lui donnait l'air d'un ange et Atos comprit. Cette gamine était celle qui allait tous les sauver. Dès qu'elle chassa le marchand, lui renvoyant son couteau et un regard qui en disait long sur ce qu'elle pensait, Atos s'agenouilla face à elle et lui promit de toujours la protéger. Daniela ne comprit pas sur le coup. Puis elle ria, illuminant sa journée et il ne regretta jamais cette promesse faîte sur un coup de tête.



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    Delirium Queen

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    Re: [RP Historique] Daniela Vongola, la Huitième.

    Message  Delirium Queen le Mer 26 Fév - 4:42

    Se faire tatouer quelques fleurs sur le côté gauche du visage avait été le début de sa rébellion. Daniela avait préféré ne pas se soumettre à l'autorité paternelle et avait fui pendant de longues années ses responsabilités. Dans un coin miteux de la ville, elle avait choisi d'immortaliser ses années par un tatouage à l'encre rouge et en avait fait son symbole. La Huitième n'avait pas regretté son choix et ses amis, ne comprenant pas réellement pourquoi se faire tatouer des fleurs étaient un geste grave, ne l'avaient ni soutenu ni retenu. Ils avaient regardé la seule femme - femme était un grand mot Daniela n'avait que treize ans - du groupe faire et l'après-midi s'acheva sur le visage d'une Daniela heureuse. Ils n'avaient pas besoin de plus pour être comblés.

    La Vongola rentrait assez peu chez elle, dans ce grand manoir triste et où les domestiques surveillaient ses gestes en permanences. Parfois, les hommes de son père la forçaient à rentrer, lui disant qu'elle avait suffisamment traîné dans les rues. Lorsque le Septième découvrit le visage de sa fille tatoué, il la fixa un instant avant de baisser les yeux sur sa paperasse. Il ne lui en parla jamais, mais Daniela avait compris. Il était déçu de son comportement, en réponse, sa fille repartit à l'aventure avec la bande de voyous toute une semaine.

    Atos avait été le premier à lui jurer fidélité, lorsqu'elle se fit tatouer, il décida de se raser la tête définitivement. Le peu de cheveux bruns sur sa tête tombèrent et sa grande taille ainsi que sa forte carrure lui donnaient un air d'ours mal léché, mais Daniela avait ri en le découvrant, il avait rougi et s'était frotté sa tête devenue chauve.

    Luca avait été le deuxième à lui promettre de la suivre jusqu'au bout, trois ans avant cet événement en écoutant la brune leur parler de son rêve. Elle voulait danser, elle avait toujours rêvé de danser. Elle avait appris, comme beaucoup de filles de son âge, mais son père, en découvrant cette passion et ce rêve, avait préféré lui retirer ses cours. Cela faisait deux ans qu'elle ne pratiquait plus avec un professeur. Et sous leurs yeux, elle avait effectué quelques pas de danse. Elle était si belle, si fragile, si douce dans ses gestes. Daniela aimait danser plus que tout, ses problèmes et ses peurs s'envolaient et n'étaient plus qu'un vague souvenir. Et Luca avait été attendri, il avait vu cette fille, celle qui n'était pas une Vongola, mais elle. La Danseuse. Il l'avait rejoint, alors que les autres les sifflaient et de sa petite taille, il entraîna l'héritière du Septième dans une valse. Les cheveux turquoise au vent et les grands yeux gris rieurs étaient rivés sur Daniela et brillaient de cette lueur particulière. Il le lui avait chuchoté et elle avait souri, avant de lever les yeux au ciel. Il était bon d'avoir de vrais amis.

    Les temps étaient durs, le Septième laissa très peu Daniela sortir pendant quelques semaines. Il l'obligeait à rester au manoir, mais elle comprenait, elle savait pourquoi son père s'inquiétait et elle ne lui en voulait pas. Il ne le lui disait pas, mais sa fille n'était pas idiote. Heureusement pour elle, Fabio autorisa après deux semaines d'enfermement que les voyous entrent après un entretien avec les Gardiens. Bien sur, elle n'était pas laissée seule avec mais le Septième vit sa fille sourire à nouveau et cela lui suffit. Il n'était pas un mauvais père, trop souvent absent et n'écoutant pas sa chère fille, mais il l'aimait. Et Daniela le savait pertinemment.
    Biagio avait été le troisième. Une après-midi, alors qu'ils étaient tous réunis au manoir, trois jours après cette autorisation, Daniela leur avait proposé une visite. Les Gardiens du Septième présents pour surveiller la Dame avait refusé mais il en fallait bien plus pour empêcher Daniela Vongola. Elle les sema dans le grand jardin, se cachant derrière des buissons et utilisa son statut de fille d'un puissant chef mafieux pour obliger les jardiniers et tout autre personne croisant leur chemin à ne faire comme si rien n'était passé entre les massifs de fleurs et l'arbre fruitier qui montait jusqu'à la fenêtre de sa chambre. Il prit note de ce côté de la personnalité de leur amie et s'amusa comme un petit fou. L'albinos, un monstre pour certain, avait adoré cette après-midi où ils avaient passés leurs temps à s'échapper des griffes des Gardiens, usant de stratagèmes des plus douteux pour fuir. Ils avaient finis dans une étrange salle où était rangée de grands coffres. Il passa une main dans sa longue chevelure et sourit à Daniela qui comprit le message. Biagio lui baisa la main, lorsque les autres eurent le dos tournés et d'un clin d'œil, ils reprirent leur course effrénée dans le manoir. Leur balade se finit sur une punition du Septième qui les empêcha de revenir une semaine entière.

    Romero ne se souvenait plus comment ils avaient réussi à sortir du manoir, emmenant Daniela en balade - ils ne surent jamais que Fabio avait empêchés ses Gardiens de les poursuivre. Les yeux d'un bleu marine fixaient intensément un bouquet de roses blanches qui le faisait sourire doucement. Il s'approcha le plus discrètement de l'étal et réussit à voler ces quelques fleurs qu'il remit à la douce Vongola avec des gestes exagérés pour la faire rire. Il réussit très bien, jusqu'à ce que quelqu'un l'attrape par les cheveux pour l'envoyer valser à terre. Ce fut leur premier combat ensemble, très vite arrêté par le Gardien de la Foudre du Septième qui passait par pur hasard, mais Romero en garda une cicatrice sur la tempe ainsi que l'arme de son agresseur. Une lame que Daniela avait appelée katana. Il se promit de s'entraîner avec pour impressionner encore plus la fille du Septième, même s'il devait rester avec elle jusqu'à la fin de ses jours. Romero voulait que chaque jour, à partir d'aujourd'hui, Daniela Vongola rit de ses blagues et farces.

    Elio, lui, avait mis très peu de temps à se moquer de Romero. Trois ans et demi plus tôt, il s'était fait tatoué aussi - une étoile sous l'œil droit - et pourtant, Daniela avait l'impression qu'Elio avait toujours regretté ce geste. Il était beau, élégant - bien qu'un peu efféminé - et très gentil avec eux, mais il semblait ailleurs. Distant. Comme s'il refusait de s'attacher à leur groupe. Le blond aux yeux bleus ne faisait rien pour se rapprocher, se moquant de ses camarades et de leur attitude envers la Vongola, mais après leur petit combat, ils avaient tous compris. Elio ne se mêlait pas directement à leur groupe, il restait en retrait, regardant et surveillant de loin leurs petits jeux et les défendait lorsque quelque chose n'allait pas. Daniela remercia l'homme en privé et ce dernier haussa les épaules. Le message avait été clair. Elio continuerait jusqu'au bout de prendre soin de sa famille.

    Cesare avait été le dernier, il s'amusait à embêter la jeune fille - presque femme du haut de ses quatorze ans - et avait subitement arrêté lorsque Fabio tomba malade. Personne ne savait combien de temps le Boss allait tenir, mais l'héritière devait être prête à diriger la famille à tout moment. Petit à petit, elle s'éloigna d'eux, ne venant les voir que quelques heures par semaine puis presque plus. Cesare essayait de faire de son mieux pour aider Daniela qui se renfermait sur elle-même, consciente de ce destin qui l'attendait et qu'elle ne désirait absolument pas. Elle avait rangé définitivement sa tenue de danse, qu'elle emmenait parfois avec elle pour s'amuser jusqu'au bout de la nuit en leur compagnie, et ne portait plus que ces costumes qui la rendaient si terne. Daniela Vongola devait rattraper tout le retard accumulé à cause de ses escapades et leur groupe se sépara quelque temps. Cesare était parti à droite et à gauche, gagnant sa vie comme il le pouvait avant d'être appelé par Elio. Il ne savait pas comment le blond l'avait retrouvé, mais il savait que quelque chose n'allait pas. Effectivement. Fabio Vongola était mort après deux ans de combat contre une maladie qui lui avait rongé les poumons. Daniela avait besoin d'eux, elle avait besoin d'être soutenue. En arrivant au manoir, plus sinistre que jamais, Cesare comprit pourquoi Elio était venu le chercher. Toute la bande de voyous était présente, désormais habillé de vêtements plus coûteux et propres. Atos, Luca, Biagio, Romero et Elio étaient présents, le suivant du regard alors qu'il s'avançait vers leur amie qui fixait le grand jardin. Leur bataille commença en cet instant, ce moment où il obligea la Huitième à se tourner vers lui, posant un genou à terre et la regardant droit dans ses yeux mordorés brillant de larmes contenues. Il lui jura haut et fort fidélité et lui promit son soutien jusqu'à la fin, il ne laisserait rien atteindre Daniela Vongola. Et elle s'effondra dans ses puissants bras.

    À seize ans, les conseillers de Fabio Vongola ne voulaient pas la laisser monter au pouvoir. Les Gardiens avaient été presque chassés du manoir malgré leurs services et les conseillers s'étaient installés comme s'ils étaient chez eux. La bataille dura deux longues et douloureuses années où Daniela Vongola monta son propre réseau, aidé par ceux qui étaient désormais ses Gardiens. Elio avait été le premier à se rendre utile grâce à ses connaissances et à son espionnage. Biagio l'aida dans sa tâche et petit à petit, l'empire de la Huitième se monta. Rien ne fut facile à gérer, après la mort de son père la brune devait s'assurer que tout fonctionnait dans le manoir comme il fallait. Mais il fallait aussi que tout marche à l'extérieur. Ces deux années furent celles où les Gardiens se perfectionnèrent le plus dans leur style de combat respectif, essuyant tentatives d'assassinat sur tentatives. Ils n'étaient jamais bien loin d'y arriver, mais sous-estimés toujours trop leur cible. Daniela avait reçu un rigoureux entrainement de la part de son père et avait très vite appris à manier sa propre arme, une arbalète. La flamme du Ciel brillait parfois sur son front et son arme, rappelant à tous qui étaient ses ancêtres et combien la puissance de l'héritage Vongola était puissante.

    Après ces deux années éprouvantes pour la famille, Daniela réussit à accéder au titre de Boss, comme son défunt père le lui avait demandé avant de succomber. Ce fut le début de la fin pour la Huitième.



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    Re: [RP Historique] Daniela Vongola, la Huitième.

    Message  Delirium Queen le Dim 2 Mar - 17:48

    Daniela Vongola, la Huitième avait accédé au pouvoir un matin de mars, dans le grand manoir Vongola. Elle avait pris ses fonctions l'après-midi même et avait travaillé jusqu'à tard dans la soirée, les conseillers lui avaient laissé des tonnes de paperasse ainsi que divers problèmes entre familles à gérer. Daniela travailla pendant des semaines pour tout faire rentrer dans l'ordre et y arriva avec l'aide de ses amis. Chaque Gardien avait une fonction bien précise et ensemble, ils arrivèrent à faire sortir les Vongola de l'ombre. Rien ne les arrêta pendant près de deux ans, ils étaient victorieux dans toutes leurs batailles et semblaient être impossible à arrêter. Cette période prit fin brutalement avec une famille concurrente que Daniela n'arriva pas à repousser. En échange de leur retrait, cette famille demanda à ce que la Huitième conclue un accord avec leur chef. Ce dernier demanda la main de la fille du Septième en échange du pouvoir, les réactions des Gardiens furent diverses.

    Daniela, la Huitième et le Ciel de la Famille, avaient demandé un temps de réflexion. Elle devait peser le pour et le contre, se questionner sur le futur et surtout, penser à la famille. Devait-elle vraiment se marier ? Elle savait qu'un jour les conseillers allaient revenir pour lui demander un héritier. Elle ne voulait pas. Daniela ne voulait pas infliger une telle chose à ses enfants. Mais elle savait qu'elle devait le faire. Pour le bien de sa famille. Et elle prit sa décision.

    Romero avait violemment réagi, Gardien de la Tempête depuis quelques années, il avait été presque odieux. Le grand brun avait insulté le chef de la famille adverse, refusant net que leur Danseuse devienne son épouse. Il était hors de question qu'une telle chose arrive. Personne à ses yeux ne méritait la main de la Vongola et encore moins cet homme, un certain Giovanni, qui méprisait les femmes et les Vongola au plus haut point. La Tempête savait que Dame Vongola allait être malheureuse avec ce type, une raclure de la pire espèce et qui n'hésiterai pas à détruire leur famille à la moindre occasion. Daniela l'avait écouté protester sous les yeux de ses amis alors qu'ils étaient tous autour de son bureau. 

    Atos, le Soleil, avait rejoint Romero dans ses propos. Ils pouvaient se battre encore contre la famille de Giovanni, rien n'allait les arrêter. Personne n'avait osé dire qu'il y avait peu de chance de victoire, mais ils firent semblant d'y croire, en apparence. Le Gardien avait proposé plusieurs situations, plongeant Daniela dans une grande réflexion, laissant son regard se promenait sur ses amis d'enfance.

    Elio n'avait pas dit un mot, jusqu'à ce qu'il rencontre les yeux mordorés de sa Boss, il s'avança jusqu'à elle pour la regarder dans les yeux et lui demandait ce que la femme qu'elle était voulue. Daniela l'avait regardé, surprise. Personne ne lui avait encore demandé ce qu'elle désirait, ce qu'elle voulait faire de sa vie, tout avait toujours été dicté, écrit par les soins de Fabio Vongola. Elle avait toujours été prisonnière d'un destin qu'elle n'avait jamais désiré mais avait fait avec, ne voulant pas que le Septième soit déçu plus qu'il ne le fût. Avoir une fille, et non pas un fils, avait déjà été une source de chagrin pour son père et elle n'avait jamais voulu qu'il regrette. Daniela ne le saura qu'à la naissance de son propre fils, mais Fabio avait eu peur. Il avait peur pour sa toute petite fille qui à peine née était déjà destinée à devenir une mafieuse et à être brutalisée par tous les hommes qu'elle allait rencontrer. Mais en ce jour, la Vongola comprit, Elio avait peur qu'elle regrette à jamais ses choix.

    Luca avait soutenu son ami du Nuage, lui d'habitude si tranquille, ne se mêlant presque pas des affaires de la famille. La Pluie l'avait regardé d'un air doux, apaisant la femme d'un regard et elle s'était levée, regardant par la fenêtre de son bureau la vue du doux soleil se couchant. Elle ne savait plus quoi faire, les Gardiens voulaient qu'elle soit heureuse, mais ce n'était pas possible, elle ne pouvait pas l'être en étant une Vongola. Trop de sang avait déjà coulé pour que Daniela puisse reprendre une vie normale, et même si elle le voulait, personne ne partait de la mafia en vie. Luca s'était avancé et lui avait pris la main, regardant à son tour par cette fenêtre qui retenait le Ciel.

    Cesare avait gardé pendant un long moment tout ce qu'il avait pensé durant leur conversation. En s'avançant, alors que Luca consolait Daniela à sa façon, il savait que sa décision était précipitée, pas des plus intelligentes mais elle permettrait à la Huitième d'être un peu plus heureuse, ou un peu moins malheureuse. Il l'interpella et se mit à genoux, comme quatre années auparavant et la regardant droit dans les yeux, Cesare posa une question.

    "Veux-tu m'épouser ?" Personne n'avait été surpris, à part elle, tout le monde avait vu cet amour que la Foudre des Vongola portait à leur chef grandir pendant toutes ses années. Cette déclaration avait été un peu soudaine mais les Gardiens souriaient malgré la situation. C'était tout à fait le genre de Cesare : soudain et inattendu mais toujours accompagné de cette volonté de faire le bien. Daniela rougit furieusement, avant de se laisser tomber dans son fauteuil, gardant un œil sur la Foudre toujours à genoux qui attendait une réponse. Elle regarda une dernière fois l'étendue orangée avant de poser ses yeux sur le visage presque inquiet et nerveux de Cesare. Elle hocha lentement de la tête, sous les applaudissements des Gardiens. Cette décision, précipitée et assez peu réfléchie, permettait à la Huitième de rêver encore un peu d'une vie qu'elle n'allait jamais avoir. 

    Biagio avait été silencieux durant toute l'après-midi et avait seulement sourit lorsque les deux futurs mariés s'étaient timidement donné la main sous les sifflements de certains. Il s'était retiré en silence et avait quitté le manoir pour ne revenir que quelques jours plus tard. Daniela apprit que Giovanni avait retiré sa demande, suite à la mystérieuse destruction d'une d'une partie de sa maison. Les regards des deux membres Vongola s'étaient croisés et elle soupira. 

    "Biagio, ne recommence plus.

    - Prends-le comme un cadeau de mariage." La Huitième avait furieusement rougi, balbutiant des paroles et Cesare la surprit encore plus en l'enlaçant par-derrière. Il sourit à Biagio qui haussa les épaules et se retira du salon où ils se trouvaient, les laissant discuter à voix basse de choses qui ne les concernaient qu'eux. 

    Daniela et Cesare se marièrent quelques temps après ça, durant une belle cérémonie où la Huitième avait été la plus belle des femmes. Sa magnifique robe lui allait à merveille et ce fut une très belle journée où Dame Vongola dansa avec son Gardien jusqu'au lendemain, sous les regards et applaudissements des autres. Daniela se surprit à espérer une vie calme et où elle allait pouvoir rester aux côtés de Cesare pendant de longues années. Elle en rêva jusqu'au lendemain, alors que tout le monde partait dormir après une telle fête et qu'une importante explosion résonna dans toute la propriété Vongola.


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    Re: [RP Historique] Daniela Vongola, la Huitième.

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